Sarita RAMIREZ-ORREGO, « L’aléa sismique n’est pas une boîte noire »

Déterminer les paramètres importants dans le calcul probabiliste de l’aléa sismique

Photo_SaritaC’est dans le cadre de son stage en master 2 que Sarita RAMIREZ-ORREGO a rejoint le projet SINAPS@ en avril 2015. Elle y étudie l’influence des paramètres sur le calcul probabiliste de l’aléa sismique dans un contexte de sismicité modérée comme la France. Arrivée il y a 8 ans en France, c’est son pays d’origine, le Chili, qui a motivé le choix de ses études. Face à la forte sismicité du Chili, qui reste encore aujourd’hui le pays à avoir subi le plus fort séisme jamais enregistré (séisme de Valdivia, le 22 mai 1960 de magnitude 9.5), Sarita souhaitait comprendre le phénomène et chercher à mieux prévenir les séismes. Elle est également motivée par le fait d’explorer des nouveaux champs de recherche avec des méthodes innovantes.

Dans SINAPS@, le travail de Sarita consiste à hiérarchiser les paramètres qui ont un impact dans le calcul probabiliste de l’aléa sismique. Pour cela, après avoir défini un modèle de sismicité, elle fait varier certains paramètres clés comme la magnitude maximum, la distance à la source, l’équation de prédiction du mouvement du sol (GPME en anglais) ou encore la vitesse des ondes S dans les 30 premiers mètres appelée VS30. Si le but est de quantifier l’impact de chaque paramètre, c’est aussi pour Sarita l’occasion d’alerter les utilisateurs de l’aléa sismique que le résultat n’est pas une « boite noire » mais la somme de choix entachés d’incertitudes. In fine, en fonction de la zone étudiée et des objectifs, il faudra affiner tel ou tel paramètre pour avoir une estimation pertinente de l’aléa.

En 6 mois, difficile d’appréhender le projet SINAPS@ dans sa globalité mais de manière générale, Sarita apprécie la place qui est faite aux jeunes dans la recherche. Ils sont invités à faire part de leurs idées, à prendre des initiatives et ont de bons échanges avec leurs « ainés » qui partagent volontiers leur expérience.

Véritable boule d’énergie, Sarita pratique le Volley notamment au sein de l’équipe de l’IRSN profitant de cette occasion pour connaître d’autres services et partager son tempérament enjoué et dynamique. A la suite de son master « Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement » option Géologie et Géo-énergie à l’IPGP, Sarita envisage d’entrer dans le monde du travail, en France ou ailleurs, pourquoi pas au Chili, même si ce n’est pas une priorité. Ouverte sur le monde, Sarita ne se ferme aucune porte.

Pour en savoir plus :

Les travaux de Sarita s’inscrivent dans le volet 1 « aléa sismique » de Sinaps@

  • Sujet de stage
  • Encadrants :
    • Christophe CLEMENT, chef du Bureau d’évaluation des risques sismiques pour la sûreté des installations (Berssin), IRSN, maître de stage
    • Fabian BONILLA, IPGP, enseignant référent à l’IPGP

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