Contexte

Dans le cadre de l’évaluation de la sûreté sismique des installations nucléaire, qui fait partie intégrante des Études Probabilistes de Sûreté menées sur ces installations, on est amené à caractériser la fragilité des structures de Génie Civil et des équipements. Cette caractérisation se traduit souvent sous la forme de courbes de fragilité, lesquelles représentent la probabilité conditionnelle de défaillance de l’entité d’intérêt en fonction d’un paramètre représentatif du niveau de l’excitation sismique.

Dans l’absolu, ces courbes sont sensées intégrer l’ensemble des incertitudes lié à la fois au chargement sismique (aléa sismique), aux comportements des structures et aux méthodes de dimensionnement (critères, etc.). Elles peuvent être évaluées par simulations numériques en propageant les incertitudes via un code numérique ou bien de manière empirique par les biais de résultats d’essais sur table vibrante et/ou du retour d’expérience post-sismique. Des méthodes simplifiées, basées sur le retour d’expérience et le jugement d’expert sont également disponibles et très utilisées en ingénierie nucléaire.

Quelle que soit la méthode mise en oeuvre, l’élaboration d’une courbe de fragilité nécessite une bonne connaissance du comportement « ultime » des structures qui est, dans la majorité des cas, un comportement non-linéaire. D’un point de vue numérique, la complexité des modèles mécaniques provient donc de l’interaction sol-structure, des non-linéarités comportementales (endommagement) et structurales (par exemple le contact-frottement). En outre, pour les essais comme pour les calculs numériques temporels, il est nécessaire de disposer d’accélérogrammes qui peuvent être réels (mesurés sur site) ou bien générés de manière artificielle (modélisation du séisme par des processus stochastiques non stationnaires).

Sujet

Dans le cadre de ce travail post-doctoral, on souhaite développer des méthodologies d’évaluation des courbes de fragilité dont la mise en oeuvre est compatible avec un cadre industriel qui requiert, à l’échelle d’une installation nucléaire, d’évaluer ce type de courbes sur un nombre significatif de composants.

Déroulement

Suite à une revue bibliographique relative aux statistiques des valeurs extrêmes, le travail pourra se décomposer en deux parties :

  • Etude des limites et performances des modèles de la littérature dans un contexte réaliste (signaux d’excitation non stationnaires et non gaussiens, structure potentiellement non linéaire, etc.)
  • Mise en oeuvre de méthodes Bayésiennes pour l’actualisation de modèles paramétriques (par exemple, relatifs à la distribution des maxima d’un processus aléatoire)

Informations pratiques

Environnement de travail : projet ANR SINAPS@

Lieu de travail : Laboratoire EMSI du CEA Saclay et EDF Lab

Durée: 12 mois

Début du contrat : mai 2016

Contacts :

– Irmela ZENTNER : irmela.zentner@edf.fr

– Cyril FEAU : cyril.feau@cea.fr

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